Au sud-est, là où le Grand Continent cède la place à une immense plaine de sable, douze cités-oasis vivent la nuit. Coupoles blanchies à la chaux et carreaux d’un bleu lapis se rafraîchissent sous la lune tandis que les conteurs se rassemblent au bazar pour réciter les routes entre les puits en longs chants précis. Les Aurélaens ne tracent pas leurs voies caravanières. Ils les chantent, cinquante à deux cents vers, appris par cœur, jamais consignés par écrit.
Cora a passé huit mois à Aurel-Khar à vingt-quatre ans. Elle y a laissé quelqu’un derrière elle, et un maître qui connaissait son grand-père mais qui n’a rien dit. À son retour, les chants ne seront plus les mêmes chants.
Disponible dans une saison à venir.